Document de Université sur Le Dictionnaire. Le Pdf explore la nature bidimensionnelle des dictionnaires, distinguant macrostructure et microstructure. Il analyse les fonctions prescriptives et descriptives, les concepts de codage et décodage, et les différences entre dictionnaires et encyclopédies, utile pour les études universitaires en Langues.
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Un dictionnaire est un texte bidimensionnel qui possède une bi-dimension et une bi- structure.
L'axe vertical = macrostructure: c'est l'ensemble des entrées, des mots vedette, c'est-à-dire les mots en gras qu'on analyse l'axe horizontal = microstructure: c'est l'ensemble des explications de chaque entrée, qui sont présentées dans le même ordre sous forme d'articles.
Ils sont deux des critères de sélection, et le décodage est la raison pour laquelle les mots archaïques restent beaucoup de temps dans les dictionnaires. Le décodage est important pour comprendre les textes anciens et historiques qui ont beaucoup de mots vieillis
La première grande distinction est entre les dictionnaires et les encyclopédies.
L'encyclopédie n'est pas centrée sur la langue: le type de définition employée est la définition logique, parce qu'on utilise le genre et les traits. On peut avoir des classements différents:
Dans les encyclopédies on peut trouver des illustrations. Dans les dictionnaires de langue, certaines mots ont des influences encyclopédiques. C'est le type de définition similaire à quels emplois dans l'encyclopédie.
Dans le titre certains dictionnaires rendent manifeste leur but ou leur catégorie. Ainsi que (oltre che) les dictionnaires des langues courantes, ils existent aussi les dictionnaires du latin, utilisés pour comprendre certains textes écrits. Les locuteurs natifs ne connaissent pas tous les mots de leur langue, du coup (quindi) ils utilisent aussi les dictionnaires monolingues. Les dictionnaires s'insèrent pendant la scolarité pour augmenter le bagage de mots connus.
Les dictionnaires bilingues sont nes dans le Moyen Age pour traduire en français les textes latins. Cotgrave a écrit le premier dictionnaire français-anglais, et dans le XIXème siècle on commence à avoir les premiers dictionnaires bilingues tels qu'on les conçoit aujourd'hui. Les dictionnaires bilingues mettent en rapport deux langues: la langue maternelle du locuteur et une langue étrangère, qu'il est en train d'apprendre. Ils peuvent avoir un double public: les français qui vont apprendre l'anglais et les anglais qui vont apprendre le français. Ils sont conçus pour les deux communautés. Certaines dictionnaires mettent en rapport la langue officiel d'un pays et les patois: la différence entre les deux langues est surtout légale.
Le bilinguisme peut être présent aussi dans la microstructure des dictionnaires monolingues. On parle de bilinguisme en sens de comparaison entre langues différentes. Ça arrive dans les cas:
Les dictionnaires bilingues prennent le monolingue comme modèle. Plus le dictionnaire monolingue est bien établi, plus le dictionnaire bilingue peut être complet et bien fait (nombre de mots, usage, exemples fournissent pour montrer les emplois). Le dictionnaire monolingue est le descripteur de la langue, il fonction comme référence pour la compréhension et le décodage de la langue. Il est la pièce d'identité de la langue et de sa communauté quand entrent en contact avec d'autres langues.
Les critères de sélection de mots d'entrée dans les dictionnaires peuvent dépendre des auteurs. Donc le dictionnaire a souvent un coté subjectif du lexicographe. Robert, Larousse, Littré sont considérés comme des institutions, personne n'a remis en cause (messo in discussione) leur maitrise de la langue, mais ils ont toujours aussi une subjectivité des auteurs. Dans la langue courante, il y a des types de jargon qui sont généralement exclus des dictionnaires. Les dictionnaires font une œuvre de régulation sociolinguistique, ils ne peuvent pas comprendre toutes les variations de tous les interlocuteurs.
Les dictionnaires monolingues sont divisibles entre:
Par exemple Le Grand Robert vs Le Petit Robert: la différence est l'extension de lexique qu'on inclut. . Le Petit montre une photo générale de la langue, il se concentre sur les mots les plus utilisés. · Le Grand a la tendance à inclure mots archaïques; il a une visée diachronique, extensive.
Dictionnaire général se focalise sur la totalité de la langue, il inclut la langue courante et les mots archaïques. Pour le langage plus technique, il insère les hyperonymes, qui sont plus communs et génériques. Dictionnaire spécialisé se focalise sur des domaines spécifiques (médecine, agronomie, ... ). Il a beaucoup plus de hyponymes, qui sont plus spécifiques et précises, qui d'habitude sont moins utilisés par les non-spécialistes. Le dictionnaire general choisit les mots d'inclure selon le critère de la fréquence d'emploi. Il n'observe pas de domaines particuliers, il se concentre seulement sur la fréquence d'utilisation de n'importe quel mot. Du coup il insère aussi des mots spécialistes-techniques, si sont maitrisés par les non-spécialistes. Par exemple, le français médical a plusieurs de mots compris et utilisés par les non-spécialistes, comme seringue ou prise de sang.
Les dictionnaires sélectifs sont plus petits, alors que (mentre) les dictionnaires extensifs sont plus grands et se divisent souvent dans plusieurs volumes
Les dictionnaires en ligne sont plus rapides, ne sont pas ordonnés selon l'alphabet, ils ont des supports multimodaux qui permettent d'entendre la prononciation, et ils ont des liens hypertextuels, qu'ils montrent les relations entre les mots. Le dictionnaire papier est linéaire et il est l'œuvre d'une équipe fixe, alors que les dictionnaires en ligne sont souvent des ouvrages collaboratifs. Il y a 3 différents formats des dictionnaires papier:
Les dictionnaires en ligne ont un rapport diffèrent à la langue. Ils sont spécialisés de cité, de régions, ils incluent plusieurs variantes, et donc ils ont une équipe très large et un échange très large avec les locuteurs de la langue. Dans beaucoup de ces dictionnaires en ligne, tous les internautes ont le droit d'intervenir à l'intérieur du dictionnaire même. C'est une logique du partage et d'égalité. Mais il y a aussi des dictionnaires en ligne qui suivent la structure des dictionnaires papiers. C'est une équipe qui travaille comme dans les maisons des dictionnaires papier. Le Petit Robert a été numérisé mais il suit la méthodologie classique, il a la même structure de ses versions papier.
Quand on organise la macrostructure, la première décision à prendre est la sélection des mots et leur ordre. Il doit choisir:
On ne peut pas saisir la totalité des mots dans un dictionnaire: il existe des contraints (vincoli) pratique-économiques comme le prix de vente, le cout d'imprimerie, le nombre des pages, ... Mais surtout, la sélection des mots doit tenir compte de la publique destinataire, à quel type de consommateurs on veut vendre le dictionnaire.
Dans les dictionnaires on va inclure les mots usuels. Pour savoir quelles sont les mots usuels, on a des statistiques sur la fréquence des mots employés. D'habitude les mots moins employés sont les mots de spécialité. Ce critère a une limite: on a des mots qu'on maitrise (padroneggiamo) mais qui ne sont pas employés parce qu'ils sont liés à des situations très courantes. Souvent nous les remplaçons avec pronoms, par exemple "passe le moi" pour dire la fourchette, etc.
On a un critère opposé à quels des mots utilisés: la disponibilité, c'est-à-dire les mots que le locuteur connaît mais que n'utilise pas souvent. La majorité des dictionnaires n'ont pas pris en considération ce critère.
Les critères de sélection de mots d'entrée dans les dictionnaires peuvent dépendre des auteurs. Donc le dictionnaire a souvent un coté subjectif du lexicographe. Robert, Larousse, Littré sont considérés comme des institutions, personne n'a remis en cause (messo in discussione) leur maitrise de la langue, mais ils ont toujours aussi une subjectivité des auteurs. Dans la langue courante, il y a des types de jargon qui sont généralement exclus des dictionnaires. Les dictionnaires font une œuvre de régulation sociolinguistique, ils ne peuvent pas comprendre toutes les variations de tous les interlocuteurs.