Le règne d'Henri IV, les guerres de religion et la Réforme protestante

Document de Université sur Le Règne D'henri Iv. Le Pdf, un texte historique détaillé, explore l'ascension d'Henri de Navarre, la Réforme protestante et les tensions politiques et religieuses du XVIe siècle en France, utile pour l'étude de l'Histoire.

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LE RÈGNE D'HENRI IV
On ne pourrait imaginer meilleure fiction que les événements réels qui
jalonnent la vie d'Henri de Bourbon. Les faits à eux seuls dispensent le
romanesque, le suspense, l'intrigue et la fourberie que l'on exige d'une histoire.
Henri IV fut incontestablement l'un des monarques les plus dignes de s'asseoir
sur le trône de France. Mais les péripéties qui menèrent à son avènement sont
en elles-mêmes un roman. On voit des rivalités entre des branches différentes
des familles royales. L'histoire de la monarchie française, ce n'est pas un fleuve
tranquille. En 1589, au moment où Henri de Navarre, premier Bourbon à régner
sur la France, accède au trône, Paris est en plein chaos. Au bout de 260 ans de
règne, la maison de Valois connaît une fin peu glorieuse. La reine Catherine de
Médicis, grande matriarche, ne pouvait s'empêcher de voir en son neveu une
menace. C'est pour cette raison et parce qu'il avait été élevé dans la foi
protestante, qu'il fut surveillé, manipulé et même emprisonné par la famille
royale qui voulait l'empêcher de devenir un dirigeant huguenot. Lorsqu'il put
échapper à la cour et à l'emprise de Catherine, Henri livra un combat après
l'autre dans l'espoir d'assurer la sécurité de la France et d'y voir fleurir la
tolérance religieuse. Finalement, ses cousins étant tous morts sans descendance,
il fut proclamé roi de France et se fraya un chemin à travers les provinces pour
venir à Paris réclamer son trône. Et le roi de Navarre n'est pas destiné à
l'origine. Quand il est né en 1553, devenir Henri IV roi de France et de Navarre.
C'est parce qu'il est descendant de la lointaine branche Bourbon, qui est l'un des
rameaux de la famille Capétienne. En fait, par son père Antoine de Bourbon, le
futur Henri IV descend du trône de Saint-Louis. Henri de Bourbon vient au
monde au milieu du XVIe siècle, en 1553. C'est un enfant de la Renaissance. À
sa naissance, ce courant de changements culturels, politiques et religieux touche
à sa fin. La Renaissance, époque de découverte et de changement, s'étend de
1375 à 1575. Cette période correspond quasiment au règne des Valois sur la
France. Mais ce n'est pas avant le XVIe siècle que François Ier, combattant en
Italie, découvre ces nouvelles manières passionnantes de regarder le monde. Il
rapportera avec lui en France la Renaissance italienne. À la fin des années
1500, les grands princes d'Europe ont réalisé l'unité à l'intérieur de leur propre
pays. Et maintenant, les princes ambitieux et aventuriers cherchent à élargir leur
pouvoir et leur richesse au-delà des frontières. Pour cela, ils peuvent soit
s'emparer des terres de leurs voisins, soit partir à la découverte de nouveaux
territoires. L'acquisition de nouvelles colonies renforce considérablement la
position de l'Espagne et de son roi, Charles Quint. La France, quant à elle,
commence à se sentir vulnérable. Il faudra bien du temps à François 1er et à son
fils Henri II pour restaurer la position de la France face à Charles Quint et son
fils Philippe II d'Espagne. En 1517, durant le règne de François 1er, un moine
allemand du nom de Martin Luther remet en question les enseignements de
l'église catholique, faisant ainsi écho à des dissensions plus anciennes. Luther
proteste contre la cupidité, la corruption et le manque de spiritualité de l'Église.
Il exprime son effroi devant la fortune de Rome et le manque de foi qui y règne.
Les papes sont devenus des princes, vivant dans le luxe, qui n'hésitent pas à
entrer en guerre et font bien peu pour soulager les souffrances des pauvres.
Luther rassemble ces protestations dans un document appelé les 95 thèses et le
placarde à la porte de l'Église de Wittenberg. Cet acte marque le début du
mouvement religieux connu sous le nom de réforme. Luther prêche la réforme,
autrement dit, la transformation de la religion catholique. D'autres réformateurs
comme Jean Calvin, français établi à Genève, vont encore plus loin dans leur
critique des pratiques ecclésiastiques. Les calvinistes estiment que les ors et les
cérémonies de l'église romaine et le besoin d'un prêtre comme intercesseur
écartent le peuple de l'expérience de Dieu. Les seigneurs qui ont embrassé le
calvinisme protestant, ils sont sous l'influence de prédicateurs calvinistes, le
fameux Théodore de Bèze notamment, qui est un orateur remarquable, qui leur
explique qu'il faut abandonner le catholicisme parce que c'est de l'idolâtrie,
qu'est-ce que ça veut dire d'aller prier des saints comme ça, des statues devant
chaque église, c'est pas ça le christianisme. C'est un message évangélique, il
faut le lire. Toutes ces critiques conduisent finalement à une rupture avec
l'Église catholique et à la constitution d'églises dédiées à la religion réformée.
Celle-ci compte de plus en plus d'adeptes que l'on commence à connaître sous
le nom de protestants. Une grande partie de l'Allemagne, des États scandinaves
et de la Grande-Bretagne adoptent les idées de la réforme. Ces nouvelles églises
nationales ne reconnaissent plus l'autorité morale et spirituelle du pape. Ça leur
plaît beaucoup, ça leur plaît parce que c'est une théologie simple et logique,
mais surtout parce que ça enlève du pouvoir à l'Église, donc ça leur donne un
peu plus de pouvoir. Et ça leur permet, dans les endroits gagnés par le
protestantisme, ils suppriment les impôts que les paysans et que tout le tiers état
payait à l'Église et c'est autant d'argent pour eux en plus. À cause de la
proximité de Genève où s'est réfugiée la réforme, elle se répand en France. La
qui oppose catholique et protestants français dit Hu, au cours des règnes de
François Ier et de son fils Henri II vont donner naissance aux guerres de
religion, de véritables guerres civiles qui éclatent en 1562 alors qu'Henri de
Navarre, le futur Henri IV, n'a que neuf ans. Elles vont durer presque 50 ans. Le
peuple doit se convertir rapidement à la nouvelle religion, on badigeonne toutes
les églises, on casse les statues, celles qui sont en bois on les brûle, et puis on
devient protestant, et ça c'est une partie qui gagne du terrain, et le parti
catholique au pouvoir cherche de plus en plus des accords, cherche quand il faut
faire la guerre, on fait la guerre, et c'est une période épouvantable parce que
pendant ce temps on saccage le pays. Le mariage des parents d'Henri IV eut lieu
à l'automne 1548. Antoine de Bourbon, descendant direct du sixième fils de
Saint-Louis, Robert de Bourbon, et le premier prince de sang héritier du trône
après le roi François Ier, qui descend lui aussi de Saint-Louis. Son épouse,

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Le règne d'Henri IV

On ne pourrait imaginer meilleure fiction que les événements réels qui jalonnent la vie d'Henri de Bourbon. Les faits à eux seuls dispensent le romanesque, le suspense, l'intrigue et la fourberie que l'on exige d'une histoire. Henri IV fut incontestablement l'un des monarques les plus dignes de s'asseoir sur le trône de France. Mais les péripéties qui menèrent à son avènement sont en elles-mêmes un roman. On voit des rivalités entre des branches différentes des familles royales. L'histoire de la monarchie française, ce n'est pas un fleuve tranquille. En 1589, au moment où Henri de Navarre, premier Bourbon à régner sur la France, accède au trône, Paris est en plein chaos. Au bout de 260 ans de règne, la maison de Valois connaît une fin peu glorieuse. La reine Catherine de Médicis, grande matriarche, ne pouvait s'empêcher de voir en son neveu une menace. C'est pour cette raison et parce qu'il avait été élevé dans la foi protestante, qu'il fut surveillé, manipulé et même emprisonné par la famille royale qui voulait l'empêcher de devenir un dirigeant huguenot. Lorsqu'il put échapper à la cour et à l'emprise de Catherine, Henri livra un combat après l'autre dans l'espoir d'assurer la sécurité de la France et d'y voir fleurir la tolérance religieuse. Finalement, ses cousins étant tous morts sans descendance, il fut proclamé roi de France et se fraya un chemin à travers les provinces pour venir à Paris réclamer son trône. Et le roi de Navarre n'est pas destiné à l'origine. Quand il est né en 1553, devenir Henri IV roi de France et de Navarre. C'est parce qu'il est descendant de la lointaine branche Bourbon, qui est l'un des rameaux de la famille Capétienne. En fait, par son père Antoine de Bourbon, le futur Henri IV descend du trône de Saint-Louis. Henri de Bourbon vient au monde au milieu du XVIe siècle, en 1553. C'est un enfant de la Renaissance. À sa naissance, ce courant de changements culturels, politiques et religieux touche à sa fin. La Renaissance, époque de découverte et de changement, s'étend de 1375 à 1575. Cette période correspond quasiment au règne des Valois sur la France. Mais ce n'est pas avant le XVIe siècle que François Ier, combattant en Italie, découvre ces nouvelles manières passionnantes de regarder le monde. Il rapportera avec lui en France la Renaissance italienne. À la fin des années 1500, les grands princes d'Europe ont réalisé l'unité à l'intérieur de leur propre pays. Et maintenant, les princes ambitieux et aventuriers cherchent à élargir leur pouvoir et leur richesse au-delà des frontières. Pour cela, ils peuvent soit s'emparer des terres de leurs voisins, soit partir à la découverte de nouveaux territoires. L'acquisition de nouvelles colonies renforce considérablement la position de l'Espagne et de son roi, Charles Quint. La France, quant à elle, commence à se sentir vulnérable. Il faudra bien du temps à François 1er et à son fils Henri II pour restaurer la position de la France face à Charles Quint et son fils Philippe II d'Espagne.

La Réforme protestante

En 1517, durant le règne de François 1er, un moine allemand du nom de Martin Luther remet en question les enseignements de l'église catholique, faisant ainsi écho à des dissensions plus anciennes. Lutherproteste contre la cupidité, la corruption et le manque de spiritualité de l'Église. Il exprime son effroi devant la fortune de Rome et le manque de foi qui y règne. Les papes sont devenus des princes, vivant dans le luxe, qui n'hésitent pas à entrer en guerre et font bien peu pour soulager les souffrances des pauvres. Luther rassemble ces protestations dans un document appelé les 95 thèses et le placarde à la porte de l'Église de Wittenberg. Cet acte marque le début du mouvement religieux connu sous le nom de réforme. Luther prêche la réforme, autrement dit, la transformation de la religion catholique. D'autres réformateurs comme Jean Calvin, français établi à Genève, vont encore plus loin dans leur critique des pratiques ecclésiastiques. Les calvinistes estiment que les ors et les cérémonies de l'église romaine et le besoin d'un prêtre comme intercesseur écartent le peuple de l'expérience de Dieu. Les seigneurs qui ont embrassé le calvinisme protestant, ils sont sous l'influence de prédicateurs calvinistes, le fameux Théodore de Bèze notamment, qui est un orateur remarquable, qui leur explique qu'il faut abandonner le catholicisme parce que c'est de l'idolâtrie, qu'est-ce que ça veut dire d'aller prier des saints comme ça, des statues devant chaque église, c'est pas ça le christianisme. C'est un message évangélique, il faut le lire. Toutes ces critiques conduisent finalement à une rupture avec l'Église catholique et à la constitution d'églises dédiées à la religion réformée. Celle-ci compte de plus en plus d'adeptes que l'on commence à connaître sous le nom de protestants. Une grande partie de l'Allemagne, des États scandinaves et de la Grande-Bretagne adoptent les idées de la réforme. Ces nouvelles églises nationales ne reconnaissent plus l'autorité morale et spirituelle du pape. Ça leur plaît beaucoup, ça leur plaît parce que c'est une théologie simple et logique, mais surtout parce que ça enlève du pouvoir à l'Église, donc ça leur donne un peu plus de pouvoir. Et ça leur permet, dans les endroits gagnés par le protestantisme, ils suppriment les impôts que les paysans et que tout le tiers état payait à l'Église et c'est autant d'argent pour eux en plus. À cause de la proximité de Genève où s'est réfugiée la réforme, elle se répand en France. La qui oppose catholique et protestants français dit Hu, au cours des règnes de François Ier et de son fils Henri II vont donner naissance aux guerres de religion, de véritables guerres civiles qui éclatent en 1562 alors qu'Henri de Navarre, le futur Henri IV, n'a que neuf ans. Elles vont durer presque 50 ans. Le peuple doit se convertir rapidement à la nouvelle religion, on badigeonne toutes les églises, on casse les statues, celles qui sont en bois on les brûle, et puis on devient protestant, et ça c'est une partie qui gagne du terrain, et le parti catholique au pouvoir cherche de plus en plus des accords, cherche quand il faut faire la guerre, on fait la guerre, et c'est une période épouvantable parce que pendant ce temps on saccage le pays.

Le mariage des parents d'Henri IV

Le mariage des parents d'Henri IV eut lieu à l'automne 1548. Antoine de Bourbon, descendant direct du sixième fils de Saint-Louis, Robert de Bourbon, et le premier prince de sang héritier du trône après le roi François Ier, qui descend lui aussi de Saint-Louis. Son épouse,Jeanne d'Albret, la nièce du roi et la fille d'Henri d'Albret, roi de Navarre. Ce mariage lui apporte l'avantage de soutenir ses aspirations politiques. Pourtant, les deux époux se marient par amour. La mère de Jeanne d'Albret, la mystique et très cultivée Marguerite de Navarre, était adorée par son frère, François Ier. Celui-ci savait que sa sœur était douée d'un esprit politique puissant et représentait un atout inestimable pour le trône. Marguerite mettait tout son esprit, son talent et son énergie au service de son bien-aimé frère le roi. Et quand elle accoucha de son premier enfant Jeanne, elle bénéficia aussi de la faveur du roi. Elle grandit, fille de deux rois et de deux cours. François Ier avait pour projet de garder Jeanne auprès de lui, et de s'en servir là où elle serait le plus utile au royaume. Ses premières années se passèrent loin du château paternel de Pau, dans les châteaux de Londres. C'était une forte tête qui rejetait plusieurs soupirants avant de prendre pour époux le très bel Antoine de Bourbon. Henri II succéda à François Ier et son épouse Catherine de Médicis devint reine. Et c'est Henri II qui fut présent au mariage de Jeanne en 1548. Au cours des années 1550, la France était toujours engagée dans les guerres interminables avec le Saint Empire. Jeanne n'aimait pas être loin d'Antoine durant les premières années de son mariage. Elle le rejoignait très souvent dans ses campements en Picardie. Bien qu'elle fût enceinte, elle restait auprès de son mari en parcourant la campagne dans l'espoir de le rencontrer. Antoine, qui ne voulait pas que son enfant naisse sur un champ de bataille, parvenait à la rejoindre en septembre pour un long séjour dans le comté du Béarn, dans le petit royaume de Navarre. Ils arrivèrent au château de Pau au début du mois de décembre. Et dix jours plus tard, le 13 décembre 1549, Jeanne enfanta un garçon robuste. La légende veut qu'une fois le bébé né, le grand-père, perdant, l'enveloppe dans les plis de sa cape, en offrant à sa fille un coffret d'or contenant son testament en lui disant : "Ceci est pour vous, mais celui-ci est pour moi." Ayant longtemps rêvé de regagner une partie de son royaume qui avait été conquis par les parents du Ha, Ferdinand d'Albret, en 1512, le grand-père était certain que le nouveau-né, en grandissant, restaurerait le royaume de Navarre dans sa gloire passée. Mais le vieux roi ne vécut pas longtemps pour voir son rêve s'accomplir. Il mourut le 24 mai 1555. Sa fille, Jeanne d'Albret, reine de Navarre, la reine Jeanne, comme le peuple continua de la suivre partout avec son mari. Il ne faut pas imaginer Henri comme un petit paysan qui devient roi de France, même si on l'a souvent dépeint ainsi. C'est vrai, il a eu une éducation de petit paysan. C'est son grand-père Henri d'Albret, le roi de Navarre, qui avait voulu qu'il en soit ainsi. Il le confia à une famille noble des environs de Pau, les Miossens, et leur avait dit : "Il faut qu'il ait les jeux d'un enfant de son âge et qu'il parle le Béarnais, la langue des petits paysans. Simplement, à certaines heures, il y avait une sorte de précepteur qui venait là, lui apprendre le latin, lui apprendre le français, lui apprendre à écrire, et il était très intelligent, très doué.12.50m

Les guerres avec les Habsbourg

Sur le terrain de la longue querelle avec les Habsbourg, le roi Henri II continue simplement là où son père s'était arrêté. Il décide de se tourner vers les ennemis de Charles, les princes allemands protestants. Il leur promet son aide, à condition qu'ils le laissent reprendre trois forteresses stratégiques en Lorraine le long de la frontière avec l'Allemagne : Toul, Metz et Verdun. Les princes acceptent. Cette alliance est trop puissante pour l'Espagne, et Charles le accepte de faire la paix. Ensuite, Henri décide de suivre les traces de son père et d'envahir l'Italie. Il a l'intention d'assurer contre les Habsbourg la domination française sur les affaires européennes. Il lance la campagne d'Italie en 1550, parfois appelée le duel valois à. Charles Abd en faveur de son fils en 1550. Mais en 1559, les deux parties sont épuisées et à court d'argent. Henri II et Philippe II signent un traité de paix à Cateau-cambrésis en avril de la même année. Henry renonce à l'Italie mais reçoit Calais des Anglais. La paix est revenue et cette longue série de conflits entre la France et l'Espagne prend momentanément fin. La paix est de courte durée. Henri II est un colosse bel homme rompu à tous les exercices physiques, il tient beaucoup de François Premier, son père. Et Henri II aime beaucoup l'un des grands sports des gens de sa catégorie, j'allais dire, c'est-à-dire des rois, des princes, de la grande noblesse, qui est les tournois. Se substituer de la guerre. Il affronte un capitaine de ses gardes qui s'appelle Mon. La lance de Mon son rond se casse et un petit bout de la lance va dans la visière du casque se loge dans l'œil d'Henri. La reine mère se trouve dans une situation extrêmement vulnérable. Les tensions religieuses sont en train de se transformer en guerre civile qui va diviser le pays de l'intérieur. Son mari lui laisse cinq jeunes enfants, un royaume divisé et trois autres familles rivales qui prétendent au trône. Bien qu'elle se sente en sécurité avec quatre fils héritiers de la couronne, ils sont encore très jeunes et facilement manipulables. Il lui faut manœuvrer et défendre son rôle de premier conseiller face aux autres maisons qui peuvent vouloir accéder au pouvoir. Les rivaux de ses fils sont leurs cousins, les princes de sang Bourbon, Antoine, le père du jeune Henri, et ses frères, Charles, cardinal de Bourbon, Louis de Bourbon, prince de Condé. Il y a aussi deux autres familles prétendant, la maison des Mont et celle des Guise. Anne de Mont est le grand maître de France. Il est catholique mais a trois eu dans le talentueux amiral Gaspard de Col. Les Mont occupent une position confortable avec un pied dans chaque camp. Les Guise sont des catholiques fanatiques. Bien qu'ils ne soient pas de lignée royale, ils ont donné une reine à la France, Marie de Guise, et une reine d'Écosse, leur nièce, Marie Stuart, mariée à François II, le fils aîné de Catherine. Tandis qu'Henri II gît mourant dans le vieux palais des Tournelles, et qu'il est clair qu'il ne se remettra pas de ses blessures, Catherine rassemble ses enfants et file au Louvre, suivie de la famille de Guise. Son fils aîné né, François, a tout juste 16 ans, est aussitôt proclamé roi sous le nom de François II et couronné en la

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